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Reproduction, utilisation et modification interdites sans autorisation - Tous droits d'auteur réservés - All rights reserved (art L.111-1 et L.123-1 du Code de la propriété intellectuelle). |
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Implantée à
la confluence de l'Erdre et de la Loire, la première agglomération
romaine est close par un mur d'enceinte vers la fin du IIIème de notre
ère. La surface de la ville d'alors est estimée à 18 hectares. A partir du
XIIème siècle, la cité se développe au-delà de l'enceinte antique, surtout vers l'ouest, sous
la forme de " bourgs ", dont le Bourg Main sur la rive droite de
l'Erdre.
Entre 1218 et 1226, à l'initiative de Guy de Thouars puis de son successeur Pierre de Mauclerc, la surface fortifiée de la ville va étendre en y englobant les nouveaux bourgs. La muraille se développe désormais sur la rive droite de l'Erdre en intégrant la paroisse Saint-Nicolas. La surface de ville enclose passe alors à 24 hectares.
A l'extrémité sud du coteau Saint-Similien, l'îlot d'Orléans est installé au contact de l'Erdre et de la porte de la ville médiévale. Cette entrée de ville était défendue par un ensemble fortifié qui s'est développé entre le XIII et le XVIème siècle. A partir de 1456, des travaux sont entrepris par le duc de Bretagne François II, afin de moderniser le système défensif de la ville face aux attaques du roi de France. Est donc créé un " boulevard d'artillerie " puis jusqu'à la fin du XVème siècle, des travaux de rénovation aboutissent à des modifications : les anciennes tours sont remplacées par deux tours massives, les tours d'Erdre et Haut-le-Pied. Devant la porte se développe un ouvrage avancé composé de la Tour du Bourreau et de la Tour du Haut-Pas. Ce nouvel ensemble est défendue au nord par un fossé creusé dans la roche qui correspond aujourd'hui à la rue de l'Arche Sèche.. Les fortifications seront démantelées à partir du début du XVIIIème siècle, à l’exception de la tour du Haut-Pas qui a été reconvertie en tour à plomb au XIXème siècle.
La Porte Sauvetout forme un ensemble fortifié complexe constitué par un
mur de courtine (mur d'enceinte) sur lequel s'appuient deux puissantes
tours en " fer à cheval " : la Tour Haut-le-Pied, encore visible
aujourd'hui, et la Tour d'Erdre. Ces tours sont comparables à celles des
portes Saint-Pierre (est) et de la Poissonnerie (sud). Deux ouvrages
avancés, la Tour du Bourreau et la Tour du Haut-Pas défendaient le
pont-levis qui franchissait la douve. La " douve Saint-Nicolas ", dont
l'actuelle rue de l'Arche Sèche reprend le tracé semble avoir été
creusée à la fois pour des raisons défensives mais également pour
évacuer les crues de l'Erdre dont le lit était déjà en partie remblayé.
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