Ar redadeg e Naoned.

Quelques participants prêts à courir pour le breton.
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       Ce lundi 26 mai vers 20 h 30, la Redadeg, la course en faveur de l'apprentissage et la diffusion du breton (explications ici), traversait les rues de Nantes. Comme promis, le bagad de Nantes attendait les coureurs en face de l'hôtel de Derval, ou comme le nommait mon arrière grand-mère, l'hôtel de Rosmadec pour les accompagner aux portes du château des Ducs de Bretagne. Juste avant leur arrivée, une voiture quittait rapidement la mairie centrale, à son bord, la nouvelle maire : Johanna Rolland. Coureurs, accompagnateurs, familles, musiciens, organisateurs ou simples passants discutaient. Sans trop de surprise, les sonorités de breton se faisaient entendre. Venait l'appel des enfants brittophones ... Maëlle, Louarn, Ewen, Malo, Lena, Tugdual, Enora, Erwan ... le militantisme des prénoms était flagrant. Mon prénom et ceux de ma fratrie semblaient moins exotiques dans cette assemblée !






      Le soleil décroissait progressivement à l'horizon, laissant une luminosité chaude. Avec un peu de retard, se profilaient les premiers accompagnateurs à vélo à l'intersection avec le boulevard des 50 otages. Les drapeaux jaunes et noirs de l'UDB (partis autonomiste breton) sont déployés ainsi que les Gwenn ha du. Une soudaine agitation positive et une vague de bonne humeur flottaient dans l'air, les musiciens se mettaient en place pour défiler, la grosse cinquantaine d'enfants, presque tous vêtus des couleurs de la Redadeg, trépignaient et n'attendaient que leur tour pour grossir les rangs des coureurs.... Le cortège démarrait enfin avec en toile de fond, la Tour Bretagne. La rue de Strasbourg, une des grandes artères de Nantes était coupée sans encombre, par contre, le léger faux-plat "coupait un peu les pattes". Sur le parvis de la cathédrale, d'autres participants attendaient. Pas très agréable sans doute pour eux de parcourir les prochains hectomètres sur les pavés. Ils n'effraient pas les enfants, le bagad s'écartait.... les enfants s'élancent avec un sourire jusqu'aux oreilles, tout en chantant, " l'hymne officiel " de la Redadeg. C'est beau la jeunesse !

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      Le bagad devait retrouver la Redadeg un petit peu plus tard, place Viarme, où se tenait déjà un fest-deiz. La température de l'air se rafraichissait à mesure que le soleil disparaissait. Arrivé sur la place, l'odeur sucrée des crêpes embaumaient les spectateurs. Deux personnes sur la scènes chantaient un kan a diskan, un chant a capella très rythmé où ils se répondent, d'où son nom. Ils sont d'un bon niveau, leur souffle est impressionnant. Un temps d'attente permettait au bagad de s'accorder de nouveau. Et de nouveau, les premiers cyclistes de l'organisation apparaissaient rue Menou. Les coureurs sont plus nombreux que plus tôt dans la soirée, plus âgés aussi, mais ils restaient encore des enfants. De nouveaux drapeaux également, ceux de 44=BZH, du comité Anne de Bretagne... . Un tram attendait en saluant les coureurs de petits avertisseurs sonores. Le bagad s'élançait à son tour, puis se divisait en deux pour permettre le passage de témoin au kilomètre 462. La fête n'était pas pour autant terminée...

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      La nuit s'installait et avec elle un mini fest-noz. Une chorale entonnait une chanson de Gilles Servat. Les femmes chantaient presque faux, leurs voix n'étaient pas accordées. Par contre les hommes avaient une très belle voix grave veloutée. Le Naoned Pipe devait leur succéder mais il a eu l’indélicatesse de décommander leur présence dans la journée, car il ne voulait pas reprendre d'airs bretons ?! Ensuite, un groupe composé uniquement de bombardes jouaient ses airs. Manque de rythme, de pratique, de véritable chef d'orchestre, d'accord entre les instruments, le résultat était presque désagréable à entendre. Et puis beaucoup trop jazzy pour encourager les spectateurs à danser. Au passage de tramways, la place se vidait conséquemment. Venait enfin le tour du bagad de Nantes, cette fois les danseurs formaient vite des couples, des demi-cercles, puis des rondes. La soirée continuait dans la joie et la bonne humeur... .

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Actualisation 01/06/2014 : l'arrivée à Glomel...



« Naoned e Breizh » scandé à Glomel pour l... par 44BREIZH

H.M

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